A l’intérieur, le rythme graphique des verticales et des arcs anime la nudité des murs.
Aprés le
narthex
voûté d'
ogives
, une nef de quatre travées (espace entre deux piliers), également voûtée d'
ogives
est ornée d'arcades en fer de lance.
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Des colonnes surmontées d'
ogives
à feuillages et crochets, d'une belle exécution, sont adossées à des
piliers carrés. Un de ces
chapiteaux.
au sud, porte des personnages grotesques; le troisième
pilier du bas-côté sud porte des animaux fantastiques; le quatriéme de bas-côté nord, des
visages humains.
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Partout règne l’arc brisé qui atténue les poussées et permet d’augmenter la hauteur (voûtes de 12 mètres).
Le style gothique de Lavannes est préclassique : l’église n’a pas l’élan de la cathédrale.
L’ensemble est robuste, des corniches, des moulurations horizontales rompent l’élan des verticales. Les baies
restent simples, sans
meneau.
, sans rose dans les cintres.
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Le carré du transept et les croisillons sont pareillement voûtés d'
ogives
retombant sur des groupes de colonnes.
Dans chaque croisillon s'ouvre une chapelle éclairée vers l'est par une
fenêtre plein cintre communiquant par une ouverture carrée avec le choeur. Le procès verbal de
la visite du doyen rural de Lavannes en l’année 1774 fait mention de ces deux chapelles dont
l’une est dédiée à Saint Anne et l’autre à Saint Fiacre.
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Après la période révolutionnaire, le
Concordat de 1802, signé par Bonaparte, rouvrit les églises. Au rétablissement du culte, les
chapelles ont changé de nom. Nous avons la chapelle de la Sainte Vierge et celle de Saint Sébastien. Des souscriptions
permirent de placer diverses statues.
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Le choeur comporte une travée droite, décorée d'arcs aveugles et une abside arrondie, le
tout recouvert d'une voûte d'
ogives
à huit branches. Les cinq fenêtres sont encadrées d'un tore
reposant sur des colonnettes munies d'
ogives à feuillage.
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L’importance de l’église exprime certainement celle de Lavannes à cette époque et l’orgueil naturel de
ses habitants d’élever un édifice sacré, mais sa simplicité, sa modestie, son équilibre sont en harmonie
avec la taille de la cité.
Les décimateurs de Lavannes (personnes qui avaient le droit de lever la dîme ecclésiastique) furent
en grande partie les fondateurs de l’église. L’importance du monument qu’ils élevèrent fut en fonction
de la population et des dîmes qu’ils devaient recevoir.
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En 1190, la terre de Lavannes était du fief de
l’église Saint Remi de Reims. La petite tour qui date de cette époque, a été construite par le chapitre
de cette église.
En visitant l’intérieur de la petite tour, on remarque encore, au niveau de la voûte, des
ouvertures qui ne laissent aucun doute sur l’existence d’un beffroi.
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A l’intérieur de l’église, au-dessus
de la porte de l’escalier, on remarque une pierre d’arcade en attente qui indique la hauteur de la nef que
s’était proposé l’architecte du petit clocher avant la construction de la grande nef.
Avant la révolution, l’église de Lavannes possédait quatre cloches. En 1793, la convention décida que
trois d’entres elles seraient fondues pour la fabrication de canons. En 1846 l’unique cloche était fêlée.
La municipalité décida alors de rendre à l’église sont ancienne sonnerie ; la grosse cloche pesait 850 kilos,
la seconde 600 et la troisième 400.
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